MARDI 12 NOVEMBRE

LE LIBERTÉ
TOULON
20H30

LE FILM

LE MYSTÈRE PICASSO de Henri-Georges Clouzot
Film – Noir & Blanc / Couleurs – France – 1955 – 78 min.

« On donnerait cher pour savoir ce qu’il s’est passé dans la tête de Rimbaud pendant qu’il écrivait le Bateau ivre… » Tels furent les premiers mots d’Henri- Georges Clouzot pour commenter Le Mystère Picasso. Ce film donne à voir l’exécution par Pablo Picasso de dessins et de tableaux, au moyen d’un procédé technique innovant qui se propose de lever le voile sur le mystère de la création de l’artiste. Clouzot filme non pas Picasso en train de créer, mais sa création elle-même, débarrassée de l’outil et de la main du peintre. La caméra de Clouzot, cadrant la toile (un papier calque) du côté opposé à celui de Picasso restitue au public le geste artistique en transparence et, par là même, le cheminement de la pensée du créateur à l’oeuvre. Puis, le film passe à la couleur : peintures à l’huile, plus classique, filmées en cinémascope image par image. Lorsque Picasso peint à l’huile, la technique est différente. Clouzot place sa caméra derrière le peintre et photographie la toile à chaque évolution, tandis que Picasso s’écarte.

L’ACCOMPAGNEMENT

ENSEMBLE ECCE (clavier, électronique et percussions)

Le compositeur François Régis invente dans ce ciné-concert une partition étroitement en phase avec le suspens qui se trame dans le film de Henri-Georges Clouzot, où le temps et l’espace ne cessent de se transformer. Peu de films donnent autant l’impression d’assister à une improvisation que Le Mystère Picasso de Henri- Georges Clouzot. Pour des musiciens, suivre à l’écran un tel processus créatif, de la toile blanche jusqu’au trait, au dessin puis à la couleur, dans une danse sans fin des formes, a forcément quelque chose d’inspirant.
D’où ce projet du pianiste et compositeur François Régis d’inventer une partition à vivre avec les images en perpétuelle transformation du film. Comme dans l’oeuvre de Clouzot, la musique conçue par François Régis part presque de zéro pour accumuler les sons jusqu’à saturation de l’espace sonore. L’idée étant, pour reprendre les mots d’Aaron Copland, de « créer une petite flamme placée sous l’écran pour l’aider à s’embraser ».

François Régis, clavier électronique et piano,
Jean Lochard, musique électronique,
Cyril Hernandez, percussions

Réservations
Le Liberté : 04 98 00 56 76 / www.theatre-liberte.fr
TARIFS : de 5€ à 19€